Une rapide histoire des musiques actuelles – De la musique noire… Au début, les griots

Le saviez-vous? Le commerce triangulaire, trafic d’êtres humains institutionnalisé, débuta en 1441 par la déportation de captifs africains vers la péninsule ibérique pendant plusieurs décennies. La première vente de captifs noirs razziés des côtes atlantiques a eu lieu en 1444, dans la ville portugaise de Lagos. Mais on connait plus celle du XVIII° siècle, de part l’influence du cinéma.

L’interdiction de la traite n’interviendra qu’en 1815 et surtout en 1817 sous Louis XVIII. L’esclavage est définitivement aboli à Paris, en conseil de Gouvernement, par le décret de Victor Schœlcher qui décide l’abolition de l’esclavage en France et dans ses colonies, le 27 avril 1848.

Le population déportée a apporté avec elle sa culture et ses traditions et ce sont celles-ci qui ont déterminé la musique noire américaine que nous apprécions aujourd’hui.

Les griots

Origines

La caste des griots est née puis s’est développée dans un contexte où l’écriture était inexistante. Le griot est ainsi considéré comme étant notamment le dépositaire de la tradition orale. Les familles griotiques peuvent être spécialisées en histoire du pays et en généalogie, en art oratoire, en pratique musicale, ou pratiquer les trois, en fonction de l’habileté de chaque griot.
Le conteur-anthropologue sénégalais Cheick Tidiane Sow , dans son Hommage à Pierre Dewitte, n’hésite pas à qualifier le griot de dépositaire de notre histoire.

Où?

L’Empire mandingue s’étendait, à son apogée au milieu du xiiie siècle, de l’Afrique occidentale, le berceau étant en Guinée, du sud du Sénégal aux frontières du Tchad à l’est, englobant l’actuel Mali, une partie de l’actuel Burkina Faso, le nord de la Côte d’Ivoire et du Ghana.

La pratique du « djèliya mandingue en Île-de-France », est inscrite à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel en France.

Griots s’étant fait connaître dans le monde de la musique

Abdoulaye Diabaté (Mali)

Ablaye Cissoko (Sénégal)

Ba Cissoko (Guinée)

Baba Sissoko (Mali)

Ballaké Sissoko (Mali)

Doudou Ndiaye Rose (Sénégal)

Foday Musa Suso (Gambie)

Habib Koité (Mali)

Mory Kanté (Guinée)

N’Faly Kouyate (Guinée)

Ndiaga Mbaye (Sénégal)

Papa Susso (Gambie)

Sotigui Kouyaté (Burkina Faso)

Toumani Diabaté (Mali)

Youssou N’dour (Sénégal)

Retour…